La burqa

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Le port de la burqa suscite de violentes réactions en France. D’où vient la pratique du voile et pourquoi y a-t-il différentes pratiques ?

La question du voile constitue, y compris dans certains pays musulmans, la frontière entre le politique et le religieux.

D’un point de vue théologique, le voile fait l’unanimité parmi les quatre écoles sunnites qui considèrent que la « awra (intimité, nudité) » de la femme pubère à l’égard d’un étranger est tout son corps, exceptés ses mains et son visage. Ces écoles coraniques se réfèrent aux versets coraniques suivants : Sourate 24, verset 31 et Sourate 33, verset 59.

A propos de la burqa ou niqab (voile intégral), les quatre école sunnites ne le considèrent pas comme obligatoire, car le visage et les mains de la femme ne représentent pas une awra (nudité). Il n’existe donc aucun verset dans le Coran qui impose le niqab à la femme musulmane.

Ceux qui  prônent le niqab comme un devoir religieux se réfèrent à l’exemple des épouses du prophète dont certaines l’auraient porté. C’est par souci d’imitation pour les femmes de Mohammed que certaines femmes portent le niqab aujourd’hui. Cependant ce souci d’imitation est loin de faire l’unanimité.

Certaines personnes considèrent même le niqab comme « anti-islamique », voire « une coutume satanique d’origine hindoue ». Tout cela nous amène au constat suivant : le monde musulman souffre aujourd’hui  d’un manque considérable de théologiens compétents, capable d’appréhender le contexte français et européen et de réaliser un véritable effort d’interprétation sur plusieurs questions d’actualité.

Si vous souhaitez développer davantage le sujet, nous vous conseillons l’ouvrage « L’islam en 20 questions » de JC aux éditions Mennonites

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